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Charruas
Les
indiens Charruas ont été les premiers
habitants de ce qui est aujourd'hui l'Uruguay. Ils
ont vécu sur ce territoire probablement plus
de 10 000 ans avant d'être chassés
par les Espagnols et les Portugais.
Jose Luis Zorrilla de San Martin a peint ce superbe
profil de Charrua. Son père, Juan, est l'auteur
d'un récit poétique en mémoire
des Charruas, le fameux " Tabaré ".
Les Charruas étaient courageux et farouches
, ainsi que de bons cavaliers.
Les Jésuites, qui avaient catéchisé
les Guaranis et bien d'autres tribus d'indiens sud-américains,
ont échoué avec les Charruas.
En 1830, à Salsipuedes, situé à
30 kilomètres à l'Ouest de l'Estancia
" Las Cañadas ", se livra la dernière
bataille entre le gouvernement et les Charruas ;
ils furent pratiquement tous exterminés.
Parmi quelques survivants faits prisonniers, un
chef Charrua a été emmené à
Paris accompagné de 3 autres indiens afin
d'être montrés à Sa Majesté
et aux scientifiques. (ref : Un cacique Charrua
à Paris, de Annie Houot) .
Implantés dans une région revendiquée
tour à tour par les Couronnes d'Espagne et
du Portugal, les Charruas avaient peu de chance
de survie. Les nouveaux gouvernements, ambitieux
d'ordre et de progrès, refusèrent
d'intégrer les Charruas qui luttèrent
pourtant courageusement pour leur indépendance
: ils voulaient tout simplement les supprimer.
Aujourd'hui les Uruguayens utilisent pourtant volontiers
le nom de Charruas
notamment pour les clubs
de football !
On dit que les premiers espagnols qui mirent pied
à terre en Uruguay en 1516 furent faits prisonniers
et mangés par les Charruas. Néanmoins
quelques historiens assurent que les Charruas n'étaient
pas cannibales
d'autres encore écrivent
que la couronne d'Espagne a perdu plus de vies dans
la conquête de ce qu'est aujourd'hui l'Uruguay,
que dans toutes les autres conquêtes Mayas,
Aztèques ou Incas.
L'histoire étant souvent racontée
par les vainqueurs
je vous laisse juge de la
vérité sur cette légende.
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Les
Gauchos
Les
Gauchos sont les Cowboys d'Amérique du Sud,
experts en élevage de chevaux et de bétail, et
grands connaisseurs de la campagne. Au début, un peu
comme les indiens, nomades sans foi ni loi, ils tuaient les
animaux pour survivre, prélevant seulement un quartier
de vache qu'ils abandonnaient, puis, poursuivant leur chemin
Ils
devaient lutter tantôt avec les Espagnols, tantôt
avec les Portugais, et, bien que bons guerriers et excellents
cavaliers, ils étaient sans cesse poursuivis par les
juges . "Ce sont les laissés-pour-compte, Pour eux
aucun pardon, Ils sont utilisés comme chair-à-canon,
Ils servent mille seigneurs sans autre défense que leur
intelligence et leur couteau " (poète inconnu, adaptation).
Le général José G. Artigas, notre héros
national, passionné de chevaux, était très
proche des Gauchos ainsi que des Charruas, qui d'ailleurs lui
ont prêté main forte lors de l'indépendance
d'Espagne. La culture Gaucha est encore très présente
dans tout l'Uruguay ; à peine l'on s'éloigne de
Montevideo ou de Punta del Este que l'on croise sur notre chemin
ces Gauchos, chevauchant un de leur Criollo (voir page "
chevaux ") et sirotant leur maté* inlassablement
On retrouve aussi cette culture au Paraguay, dans le Sud du
Brésil, et dans quelques provinces d'Argentine.


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