Estancia Gaucha
"Las Cañadas"

SALSIPUEDES - RIO NEGRO - URUGUAY


 

 
 

1ère Génération:

FRANZ AUGUST HOFFMANN CRASSEMANN mon trisaïeul

Parmi les pionniers du pays , mon arrière- arrière- grand-père, né à Hambourg en 1828, a débarqué en Uruguay à l’âge de 30 ans. Il fonda une société immobilière avec un anglais nommé Lowry, achetant des terres agricoles, et ils fondèrent la ville de Fray Bentos. Très vite ils se lancèrent dans l’élevage, convainquant de gros investisseurs - dont le bien connu Justus Von Liebig – d’utiliser leurs nouvelles techniques d’abattage et de salaisons avec du bétail de première qualité des prairies de la région. Tout était utilisé : les peaux, les viandes, les graisses. Même les résidus étaient broyés pour produire des engrais, qui, au saladero Liebig de Fray Bentos (1863), étaient vendus sous le nom de guano. Avec les tripes, on confectionnait des cordes à violons ! Il s’en suivit une grande expansion économique dans toute la région. Je suis fière de cet aïeul qui fut l’un des acteurs de cette expansion, dirigeant les 500 000 hectares que la compagnie Liebig détenait entre l’Argentine et l’Uruguay, et investissant dans des terres, que mes cousins et moi-même essayons de faire vivre aujourd’hui.
Toujours entreprenant , il reprit la direction de la BANCO COMERCIAL, qui était au bord de la faillite, et transforma sa renommée : 10 ans après BANCO COMERCIAL était la 1ère banque d’Uruguay. Conjointement il fut Président des brasseries germaniques d’Uruguay devenues longtemps après les brasseries PILSEN, numéro un dans le pays. Il épousa Rosa Tornquist, fille d’un important financier et banquier Argentin. Le mariage ne se fit pas sans quelques difficultés car d’une part, il était protestant et elle était catholique, d’autre part il était d’Uruguay et elle était d’Argentine…Convaincre les familles fut un sacré challenge à l’époque !
Il mourut à l’âge de 86 ans, en 1914, entouré des siens, avec un sentiment de plénitude de vie chargée de ses joies, de ses peines, de labeur, et du respect de ceux qui l’avaient connu.

 

2ème Génération

ERNESTINA HOFFMAN DE BEHRENS ma bisaïeule

Parmi les 7 enfants de August et Rosa, Ernestina Hoffman épousa Ernst Behrens. Ensemble ils developpèrent encore la fortune dont ils héritèrent. Malgré leur aisance , ils élevèrent leur 7 enfants de façon plutôt austère, selon les valeurs enseignées par leurs parents: Travail et Famille.

 

3ème Génération

OLGA BEHRENS DE REGULES ma grand-mère

«Mutti», ainsi que nous l’appelions, était une femme de poigne. Elle se maria avec Gilberto Regules, medecin très respecté, et pionner en chirurgie plastique. Ils partirent à Berlin, en Allemagne, où Mutti avait encore de nombreux cousins. Gilberto y exerça la chirurgie et soigna les soldats défigurés pendant la guerre. Mon père Carlos naquit à cette époque, en Allemagne.
Malheureusement, peu après leur retour en Uruguay, alors que ma grand-mère était enceinte de ma tante, grand-père mourut, brisant ainsi une carrière qui s’annonçait brillante, et laissant Mutti seule pour affronter l’avenir avec ses 2 enfants. Mutti avait 28 ans alors, et développa sans doute son tempérament autoritaire et son sens des affaires à cette époque pour faire face à cette triste situation. .. Elle avait quand même 5 à 6 employés pour la seconder dans la maison. Quand mon père eut 18 ans, il souhaitait étudier le droit et obtenir un Doctorat, mais grand-mère s’y refusa ; elle fit jouer son autorité et l’envoya à la campagne s’occuper des terres qu’elle-même n’avait pu gérer, notamment à cause des pistes et des routes d’accès en mauvais état. C’est ainsi que mon père devint fermier ou plutôt pendant et entre les deux guerres mondiales, développant la production de bétail, s’occupant personnellement de l’exploitation. Grand-mère le soutint financièrement afin de moderniser et d’intensifier la production dans un cadre de ferme modèle. Mutti mourût après une longue vie, à Punta del Este.

 

   

4ème Génération:

CARLOS REGULES BEHRENS AND ISABEL ZORRILLA DE SAN MARTIN mes parents

Mon père était un bel homme. Il se maria assez jeune avec la très jolie Isabel Zorrilla de San Martin, qu’il aimait sincèrement. Isabel aimait à rappeler autour d’elle le passé prestigieux de ses 2 grand- pères dont chacun avait une statue érigée en leur honneur en Uruguay. Elle avait hérité du lyrisme de l’un deux, mon trisaïeul, Don Juan Zorrilla de San Martin*.
De l’union de Carlos et Isabel naquirent 6 enfants. Notre mère n’eut pas trop le temps de se préoccuper des nombreuses conquêtes féminines de notre père mais souffrit du divorce qui s’en suivit. Cependant, tous deux furent des parents attentifs et aimants pour nous les enfants, et ils vécurent la douleur de perdre l’un d’entre nous.
Notre père, bien qu’ayant souffert du manque paternel, était très protecteur. Son désir de devenir Docteur en Droit ne l’empêcha pas de gérer magistralement les 9000 hectares de « Las Cañadas » pour sa mère Olga. Quand il nous emmenait à l’Estancia, il fallait bien 10 heures de route pour y arriver, et même parfois 2 ou 3 voitures à cause de la casse ! Mieux qu’un « Paris-Dakar » !....quelque temps après il décida d’investir dans un avion privé, et le trajet ne durait qu’une heure. Aujourd’hui il faut à peine 3 heures de voiture depuis Montevideo.
Juan Zorrilla de San Martin, (né en 1855 - mort en 1931), est un des poètes uruguayens les plus connus. Il décrit à travers son œuvre l'histoire de son pays et les héros nationaux .
Son chef-d'œuvre est Tabaré (1886) qui appartient à la tradition du romantisme américain. Il est considéré comme son poème épique le plus réussi. Il traite du destin des indiens charruas, finalement vaincus et exterminés par les envahisseurs espagnols. Il a écrit également La leyenda patria, La epopeya de Artigas, El Libro De Ruth.

 

5ème Génération:

CECILIA REGULES ZORRILLA DE VASCONCELLOS

Je suis mariée au Dr Amilcar Vasconcellos, et nous avons une fille unique « Cecilia » ! Avec mes 5 autres frères et sœurs, et 4 cousins «Pueyrredon Regules» , tous petits-enfants de «Mutti», nous partageâmes en héritage les terres de « Las Cañadas » que mon père , puis mon frère Carlos, avaient gérées. Grâce à mon frère, grâce aux conseils et au soutien inestimable de mon mari, j’ai repris ce qu’il restait de la ferme en 2002, me refusant de vendre ce magnifique témoignage familial, malgré les efforts nécessaires à sa sauvegarde. Je garde en mémoire le courage de mon frère, de mon père, de mon grand-père et j’essaie de perpétuer l’esprit d’entreprise qui les animait. Chaque jour que Dieu fasse, je le remercie de me donner la force et la détermination de poursuivre cette aventure.
Je parle 6 langues et, grâce à mon travail d’agent de voyage, et à l’ouverture de «Las Cañadas» comme destination de tourisme rural, chaque jour est enrichi de nouvelles rencontres amenant de nouveaux points de vue, venant du monde entier.
Quand on aime aussi la nature et les chevaux, que pourrais-je demander de plus?.

 

6 th generation

CECILIA VASCONCELLOS REGULES ma fille

Ma fille Cecilia, adolescente aujourd’hui, est passionnée par chats, les chiens, les moutons, les chevaux… en bref, elle adore les animaux ! Elle aime guider les clients quand elle se trouve à l’Estancia au même moment, souvent en été bien sur pendant les vacances, puisque nous habitons pour les études et le travail à Montevideo.
Parlant aussi l’anglais et l’allemand, et pratiquant un peu le français, elle aime partager de bons moments avec les adolescents en vacances à l’Estancia, bien qu’elle soit parfois jalouse si l’un deux s’approprie un peu trop l’un de ses chevaux favoris !
Elle voyage déjà et aime apprendre des autres cultures. Je suis si fière d’elle, comme une mère bien sur ! Bien qu’elle veuille devenir Docteur en médecine, je souhaite ardemment qu’elle puisse garder « Las Cañadas » et y puiser, comme moi aujourd’hui, la force de travailler, l’amour de la terre et de la nature , laissés là par ses ancêtres.

 


Cecilia Regules Viajes - Ski & Estancias Gauchas
Pasajes Internacionales. Tel / Fax: (598 - 2) 9163011/12 – 9157308
E-mail: cecilia@ceciliaregulesviajes.com
Dirección: Bacacay 1334 Loc.C - Montevideo - Uruguay


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